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http://francois.munier1.free.fr/CCGC/mazerulleslepage.htm

 MAZERULES. Une charte de Renaud, évêque de Toul, de l’an 1110, portant confirmation des biens de l’abbaye de Saint-Epvre de la même ville, mentionne la donation qui avait été faite à cette abbaye par Bencelin, chevalier de Mazerules (de Maceroles), de tout ce qu’il avait au village de Champenoux. (H. L.)
En 1285, les frères de la maison (commanderie) de Robécourt et de celle de Saint-Jean-du-Vieil-Aître près Nancy, abandonnent au duc Ferry quatre livrées de terre à toulois qu’ils avaient sur la saline de Rosières et sur les rentes et issues dc Fléville, et ce prince leur donne, en échange «  touz les homes et toutes les ternes avec leur lenemens, » qu’il a en la ville de Maizerueles, se réservant la garde, la haute justice, etc. (Ordre de Malte.)
Un titre de 1479 fait mention d’une ferme que les dames Prêcheresses de Nancy possédaient à Mazerules.
Le 2 décembre 1612, Jean Pelettier, commissaire des salpêtres au duché de Lorraine, donne ses reversales à cause d’ascensement à lui fait de 25 arpents et trois quarts de bois sis au ban de Mazerules, lieudit la Haie-aux-Forestiers, moyennant 6 gros de cens annuel par arpent. (T. C. Amance.)
Par lettres patentes du 28 mars 1618, le duc Henri confirme le traité passé, en 1285, entre le duc Ferry et le commandeur de Saint-Jean, touchant les droits de moyenne et basse justice donnés audit seigneur commandeur au village de Mazeruelle, finage et dépendances, et ouï son procureur général, donne et laisse à perpétuité lesdits droits audit seigneur commandeur et à ses successeurs suivant la coutume du pays, avec pouvoir de les exercer et de percevoir tous les fruits, droits, profits et émoluments entiers, etc.
Les droits dont jouissait le commandeur à Mazerules, sont énumérés dans un pied-terrier de la commanderie de Saint-Jean, dressé en 1658; on y lit : « Le commandeur de Saint-Jean-du-Vieil-Aître, en ladite qualité, est seigneur foncier au lieu de Mazereulles, où il a moyenne et basse justice, et y a droit d’établir maire, échevin et doyen. Les maire et échevin dudit seigneur commandeur ont connaissance et jugement de toutes actions personnelles, réelles., pétitoires et mixtes »
« Ledit seigneur a droit de ceps audit lieu pour y détenir les délinquants 24 heures pour par après, s’ils sont trouvés coupables de quelque crime qui emporte châtiment corporel, le mettre entre les mains du seigneur haut justicier. »
« Lesdits maire et échevin ont le droit de créer bangards pour la garde des fruits pendants par racines sur terre... »
« Tous les revêtements, tant d’acquets que de successions advenantes, se font ès mains du maire du seigneur commandeur, et chacun héritier ou acquéreur est obligé de faire lesdits revêtements dans 40 jours, à peine de commise contre les défaillants ; lequel droit est d’un septier de vin, mesure d’Amance, tenant quatre pots, mesure dudit lieu. »
« Ledit seigneur commandeur peut aussi saisir on faire saisir les terres, maisons et autres héritages à lui censables, de quelle nature ils puissent être, faute de cens non payés.... »
« Les droits honorifiques de ce lieu, savoir : de marcher le premier en procession, recevoir la première eau bénite et le premier pain bénit, aller le premier à l’offrande, et tous autres semblables droits appartiennent audit seigneur commandeur ou à son maire. Avant les guerres, le cierge bénit se portait aux processions et sur les fonts par ledit maire... »
« Tous les droits de taxe de vin, de bière, de pain et chaumage des mesures appartiennent audit seigneur commandeur ou à ses maire et gens de justice. Pour le droit de taxe, les taverniers ou autres vendant vin ou bière, doivent au maire un pot, à l’échevin une pinte et au ‘sergent une chopine... »
« Ledit seigneur possède au ban et finage de ce lieu un gagnage exempt de dîmes et un moulin franc. Il a droit de troupeau à part et de bergerie exempte de dîmes... »
« Les fours banaux de ce lieu appartenaient autrefois audit seigneur commandeur, et tous les habitants étaient obligés d’y mener cuire leurs pâtes sous peine de confiscation d’icelles; pour de quoi se rédimer et pour pouvoir cuire- dans leurs fours, ils paient annuellement audit seigneur 7 sous par chaque habitant. »
« Chacun conduit dudit Mazaruelles doit audit seigneur trois corvées annuellement, savoir, en semant les blés, en semant les avoines, et à la fenaison, en les nourrissant comme d’ancienneté, à peine aux défaillants de 5 francs d’amende. »
« Le droit de créer les syndics de ville appartient audit seigneur; la création d’iceux se doit faire annuellement, le lendemain des plaids annaux... »
Suit la déclaration des cens particuliers dus au commandeur sur des héritages ; on voit, par cette énumération, qu’un grand nombre de maisons du village, notamment dans la Grande-Rue et dans celle de la Commanderie, se trouvaient réduites « en maziere, » pour avoir été ruinées pendant les guerres.
Cette dévastation est également rappelée dans l’Etat du temporel des paroisses (1712), où ou lit : « L’église de Mazerules était autrefois, dit-on,. Eglise-mère. On prétend qu’il y avait une maison de cure proche de l’église, qui est à présent en masure. L’église fut abandonnée, de même que le village; pendant la contagion (e1le y avait régné pendant six moi~de l’année 1631) ou les guerres. Ceux qui restaient ou qui revinrent ensuite, allèrent à la paroisse de Champenoux comme la plus proche, et ils y furent ainsi insensiblement annexés. La communauté n’est composée que d’environ 50 habitants. »
Trois individus de ce village, dont voici les noms, furent brûlés comme sorciers : Isabeau, veuve de Martin, mercier (1575); Georgine, femme de Didier Moitrier (1595); Mengin Mathiatte (1612).
La communauté de Mazerules dit, dans la Déclaration fournie par elle en 1738 « Les habitants possèdent sur leur ban 92 jours de paquis aboutissant sur le bois du commandeur... Ce paquis est aujourd’hui converti en terre labourable. Ils possèdent encore un autre paquis de la consistance de 12 jours... Ils y envoient journellement leur troupeau de vaches et les chevaux des laboureurs, parce que leur ban est très resserré et qu’ils manquent de pâture. »
D’après la tradition, il aurait existé, on ne dit pas à quelle époque, une mine d’or au village de Mazerules.
Ainsi que je l’ai dit plus haut, ce village, après avoir été une paroisse, fut annexé à Champenoux dans le XVIIe siècle: Il y avait, dans l’église, la confrérie de Sainte-Barbe, qui possédait un jour de terre, lequel était tenu par le roi de la confrérie pour subvenir au service de celle-ci.
Mazerules avait été annexé à Sornéville en 1802; un décret impérial, du 13 septembre 1813, l’érigea en chapelIe ; il a, enfin, été érigé en succursale par ordonnance royale du 15 février 1845. Patron, l’Exaltation de sainte Croix.
Tag(s) : #Histoire, #Amance, #Mazerulles

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