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http://francois.munier1.free.fr/CCGC/cervillelepage.htm

 Dictionnaire des communes de la Meurthe. Lepage 1853

Cercueil 
L’auteur de la Vie des Evêques de Toul raconte que saint Epvre, qui occupa le siége épiscopal de 500 à 507, guérit une femme de Cercueil (de villa Sarcofago), qui était folle et faisait et disait des choses épouvantables.

Les Templiers possédaient, dans ce village, une maison dont l’existence est attestée par un titre de 1296 : c’est une déclaration faite aux assises de Cercueil, tenues, cette année, par devant Vincent Thieriat, bailli du duc, par Liébaut de Cercués, et où il est dit que la maison du Temple de ce lieu a droit de prendre et lever chacun an, à perpétuité, dix resaux de mouture sur le moulin dudit Cercueil, comme au moulin de Baignerant, le jour de la Saint-Martin d’hiver, avec pouvoir d’y moudre sans rien payer, à charge de nourrir le meunier ou le valet qui amènera la farine.
Les Templiers possédaient aussi, dans ce lieu, autres biens et d’autres droits dont jouirent, plus tard, les hospitaliers de Saint-Jean-du-Vieil-Aître, prés Nancy; c’étaient: une maison située en rue Haute, où habitait leur fermier, et qui fut ruinée pendant les guerres; le droit de troupeau à part et de bergerie exempte de dîmes, un gagnage consistant en terres arables, chènevières et prés, plusieurs pièces de bois taillis, des cens en grain, en argent et en poules. (Ordre de Malte.) En 1414, Simonin de Jaulny, écuyer, donne dénombrement au duc de Lorraine pour ce qu’il tient en fief ès prévôtés de Nancy, Gondreville et Amance, savoir : la moitié de Maxéville, Malzéville, Pixerécourt et appartenances, la maison et gagnage de Gondreville, le quart de la ville de Cercueil, etc. (T. C. Nancy.)
Le 28 février 1566, Jean-Philippe, comte Sauvage du Rhin, vend à Didier d’Ourches, seigneur dudit lieu, et à dame Alix de Bilistein, sa femme, la moitié de la terre et seigneurie de Cercueil.
Nicolas de Pullenoy acheta, en 1600, 1605 et 1609, différentes portions de cette seigneurie à Charles de Lenoncourt et à René du Châtelet; il en fitses reprises, ainsi que pour les terres de Hénaménil, Deuxville, Saint-Epvre et Mehon, le 11janvier 1625. Enfin, le 13 mars 1675, Didier d’Ourches acheta des veuve et héritiers du président Fremin la portion de seigneurie de Cercueil, communément appelée la seigneurie de Pullenoy.
La terre de Cercueil, avant de devenir la propriété de la famille d’Ourches, avait appartenu successivement à celles de Flavigny, de Lenoncourt, au duc de Montbazon et aux comtes Rhingraffs.
Le 29 juillet 1593, Alix de Bilistein, veuve de Didier d’Ourches, fonda, dans l’église de Cercueil, une chapelle sous l’invocation de la Nativité de la Vierge. Il y en avait également une de Saint-Goëry, qui avait été, dit-on, érigée par un nommé Dieudonné Grosjean. A la maison de cure était annexée une chambre où on logeait les passants; elle avait remplacé l’hôpital qu’on prétend avoir existé dans ce lieu. (E. T.)
En 1712, la communauté était composée d’environ 20 habitants; d*après les comptes du domaine d’Amance, le village renfermait déjà 19 ménages en 1492. Cette diminution doit, sans doute être attribuée aux guerres du XVIIe siècle.
Cercueil a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Laurent
Tag(s) : #Histoire, #Cerville

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