L'entrée de la mine d'Amance se trouvait sur la commune de Bouxières-aux-Chênes. La limite communale (surlignée en bleu) passe au milieu du plateau. Deux galeries de mine le traversaient de part en part.
Beaucoup de mineurs venaient travailler à pied depuis Amance et empruntaient un sentier depuis Amance (pointillé rouge).
D'autres venaient à pied de Bouxières-aux-Chênes.
Un chemin de fer à voie étroite (le "tacot") évacuait le minerai jusqu'à la gare d'Eulmont-Agincourt au Piroué (située sur la commune de Dommartin-sous-Amance). Ce même train transportait vers la mine ceux qui venaient de Dommartin-sous-Amance, Agincourt, Eulmont ou de plus loin via le chemin de fer de la Compagnie de l'Est (ligne de Nancy à Château-Salins).
L'ère jurassique s'étend de - 201 à - 145 millions d'années.
Le toarcien est l'étage supérieur du jurassique inférieur (-182 à -174). Les roches sont marneuses et imperméables.
L'aalénien (-174 à -170) et le bajocien (-170 à -168) sont constitués de roches calcaires perméables. L'aalénien est ferrugineux.
La nappe phréatique est entre l'aalénien et le toarcien. Les couches géologiques sont inclinées vers Paris. Il y a donc en principe plus de sources du côté ouest.
Les galeries de mine étaient légèrement ascendantes de l'ouest vers l'est. Les wagons de minerais vide étaient tirés par un cheval et une fois remplis, redescendaient par gravité vers l'entrée de la mine et le "tacot".
Borne limitant la concession. Le lieu n'est pas précisé ici, sachant que des abrutis ont massacré une autre borne à coups de masse.
Le dépouillement des registres de recensement de 1872 à 1936 permet de recueillir des données complémentaires, de mieux connaître qui furent ces mineurs.
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la mine d'Amance, ils peuvent consulter cet ouvrage.
Remarque : ce blog a été créé pour publier des suppléments qui ne pouvaient être inclus dans l'ouvrage, faute de place.
Les remarques, rectifications éventuelles (personne n'est parfait, et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas) y sont les bienvenues.
Il y est écrit que la mine employait jusqu'à 125 mineurs, dont la moitié venait des villages proches.
/https%3A%2F%2F2.bp.blogspot.com%2F-2y9Ze4NcpBE%2FUtqoSCD_5xI%2FAAAAAAAABSI%2FjeX1JiSKSGk%2Fs1600%2FarticleER.jpg)
Amance en Lorraine, dix siècles d'histoires(s)
Nous mentionnons ici les prévôts dont les noms apparaissent et les textes qui les citent: On suppose qu'il a ensuite exercé d'autres fonctions au service du duc. On retrouve un Thiriet Trabreize...
Remarque : ce blog a été créé pour publier des suppléments qui ne pouvaient être inclus dans l'ouvrage, faute de place.
Les remarques, rectifications éventuelles (personne n'est parfait, et il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas) y sont les bienvenues.
Il y est écrit que la mine employait jusqu'à 125 mineurs, dont la moitié venait des villages proches.
On retrouve ces données : en 1901,1906 et 1911, plus de 70 mineurs viennent d'Amance et des villages voisins. Et ceux de Bouxières-aux-Chênes sont les plus nombreux.
Le cas de Dommartin-sous-Amance est particulier : les cadres de la mine (1 à 3) habitent au Piroué.
A Eulmont, 11 autres personnes travaillent dans d'autres mines : Bouxières-aux-Dames, Champigneulles, Dupont (?), Faulx, Ludres et Pompey.
Qui sont les mineurs d'Amance ?
52 personnes différentes ont été identifiées.
Présents le plus longtemps (avec parfois des interruptions) :
Louis Basselin : de 1901 à 1931
Jean-Baptiste Pierre Bronner : de 1906 à 1931
Jean-Baptiste Victor Goubler : de 1901 à 1931
Joseph Émile Laurent : de 1901 à 1926
Arthur Pierrot : de 1906 à 1926.
Camille Richard : de 1901 à 1936.
Quel âge ?
En 1901, l'âge moyen des 24 mineurs amançois est de 30 ans. 33 ans en 1906 (31 mineurs). 38 ans en 1911 (24 mineurs), en général déjà présents en 1906. Les 10 mineurs restant en 1921 ont en moyenne 35 ans. La poignée restant en 1926 et 1931 a environ 50 ans.
En 1936, il reste 4 mineurs à Amance, dont deux chômeurs. Les deux derniers en activité sont Pierre Parent, né en 1894 et Camille Richard, né en 1882.
Les plus jeunes sont Vincent Joseph Trapp (16 ans en 1906), Gustave Basselin (17 ans en 1906), Paul Déhé (18 ans en 1906).
Les plus vieux sont Louis Juville (62 ans en 1931), Alphonse Thomas (60 ans en 1911) et Jean-Baptiste Victor Goubler (58 ans en 1931).
D'où viennent-ils ?
Les lieux de naissance sont connus pour 51 d'entre eux :
25 sont nés à Amance. 8 dans des communes proches de Meurthe-et-Moselle, 5 dans d'autres communes. 8 viennent de Moselle.
Ceux qui viennent de plus loin :
André Nique, de Créot (71)
Pierre Parent, d'Alfortville (94)
Isidore Nicolas Morenville, de Védrin (Belgique).
Quelques familles de mineurs.
Basselin
Joseph Basselin, d'Aulnois-sur-Seille, a épousé en 1873 Marguerite Bernard, d'Amance. Quatre enfants (et un gendre) travailleront à la mine.
Vincent, né en 1876 à Amance.
Louis, né en 1881 à Amance.
Gustave, né en 1889 à Amance.
Auguste, né en 1892 à Amance.
Leur soeur Lucie épouse Jules Houpert, né en 1873 à Morville-lès-vic (Moselle), mineur.
Richard
Joseph Richard, de Brin-sur-Seille, épouse en 1860 Madeleine Louise Poirot, d'Amance.
Trois enfants sont mineurs :
Joseph Léon, né en 1872 à Amance
Victor Joseph, né en 1881 à Amance
Camille, né en 1882 à Amance.
Trapp, Bronner, Nique.
Joseph, né à Robling (Moselle), épouse en 1867 Élisabeth Gesnel, d'Amance.
Leur fille Justine épouse en 1899 Pierre Bronner, mineur, né en 1877 à Veckring (Moselle). Leur fille Marie Adrienne Bronner épouse en 1921 François Nique, mineur, né en 1897 à Pont-à-Mousson.
Un autre fils de Justine, Vincent Joseph, né en 1890 à Amance, est également mineur.
Plusieurs enfants du couple Bronner-Gesnel, nés à Amance sont mineurs :
Léon Joseph Amédée, né en 1872 à Amance.
Charles Alfred, né en 1878 à Amance.
Victor, né en 1882 à Amance.
/image%2F0674640%2F20140116%2Fob_1d8b94_29juin2008e.jpg)












