Jean-Pierre Doridant un Amançois m'a expliqué comment il s'occupait du sien situé en contrebas dans les vergers.
Nous sommes entrés dans une petite cabane, toute en longueur, que l'on remarque à peine depuis le chemin. Dans cette cabane, on découvre des boîtes en bois de forme cubique : les ruches dans lesquelles vivent les abeilles.
Suite à un hiver difficile, Jean-Pierre ne possède plus que 2 ruches habitées. Il en ouvre une devant moi pour me montrer les abeilles en action.
Pour éviter les piqûres, il utilise cette espèce de cafetière qu'on appelle un enfumoir qui comme son nom l'indique diffuse de la fumée.
lorsqu'on enfume les abeilles, ce n'est pas pour les faire tousser.
Mais simplement pour les duper, en effet en sentant la fumée les abeilles sonnent l'alerte à l'incendie, elles se préparent à fuir et emportent avec elles leur bien le plus précieux : le miel. Ainsi chargées elles ne peuvent pas piquer.

En contemplant ce tourbillon, tout semble désordonné et pourtant chaque abeille effectue une tâche bien précise à laquelle elle est entièrement dévouée : une seule s’occupe de la reproduction, c’est la fameuse reine, certaines fabriquent des alvéoles et ainsi agrandissent la ruche, d’autres nourrissent les larves tandis que d’autres bien sur butinent nectar des fleurs et le ramènent à la ruche afin qu’il soit transformé en miel…
Jean-Pierre me glisse malicieusement que cette organisation et ce sens du devoir doit faire rêver plus d’un dictateur. Il me confie avoir déjà vu des abeilles surchargées de pollen mourir d’épuisement à quelques centimètres de la ruche.
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